Le métro de Londres : prix, zones et comment payer

En bref
À Londres, on paie avec sa carte bancaire sans contact, sans acheter de ticket. Les tarifs et les plafonds sont identiques à ceux de l'Oyster, et un plafond de 8,90 £ par jour limite la dépense en zones 1-2. Une seule réserve : les frais de change de votre banque.
Oyster, sans contact ou Travelcard : que choisir ?
Commençons par ce qui n'est plus vrai. On lit encore partout qu'il faut acheter une Oyster en arrivant, et que seule la carte sans contact donne droit au plafond hebdomadaire. Les deux affirmations sont dépassées. Depuis 2021, l'Oyster et le sans contact appliquent exactement les mêmes tarifs, le même plafond journalier et le même plafond hebdomadaire.
Le choix ne se joue donc plus sur le tarif TfL, qui est le même. Il se joue sur votre banque, et c'est un point que les guides français n'abordent jamais.
La nuance qui change la réponse
Chaque validation au sans contact est une transaction en livres sterling. Si votre banque facture des frais sur les paiements en devise étrangère, souvent un pourcentage plus une commission fixe, vous les payez à chaque passage. Sur un séjour à trois ou quatre trajets par jour, cela chiffre vite.
Avec une Oyster, vous ne faites qu'une seule opération en devises: la recharge. Avec une carte sans frais à l'étranger, banque en ligne ou carte multidevise, l'avantage disparaît et le sans contact redevient le plus simple.
Vérifiez la grille de votre banque avant de partir. Le sujet est détaillé dans notre page sur le change livre sterling / euro.
Reste le coût de la carte elle-même : une Oyster standard coûte environ 10,50 £, et cette somme n'est pas remboursable depuis 2022, contrairement à l'ancienne caution. Il faut donc l'amortir. La Visitor Oyster, vendue à l'avance avec des frais de port, n'apporte rien de plus à un voyageur français : elle coûte le même prix et se recharge de la même façon.
Combien coûte le métro à Londres ?
Les tarifs ci-dessous sont ceux de la révision annuelle du 1er mars 2026. Les heures de pointe courent du lundi au vendredi, de 6 h 30 à 9 h 30 et de 16 h à 19 h, hors jours fériés. Tout le reste est en heure creuse, y compris le week-end. Pour situer ce poste dans l'ensemble de vos dépenses, voyez notre budget de séjour.
| Trajet | Heure de pointe | Heure creuse | Environ |
|---|---|---|---|
| Métro, zone 1 | £3,10 | £3,00 | 3 à 4 € |
| Métro, zones 1-2 | £3,60 | £3,10 | 4 à 4 € |
| Bus, trajet unique | £1,75 quelle que soit la distance | 2 € | |
| Plafond journalier zones 1-2 | £8,90 | 10 € | |
| Plafond hebdomadaire zones 1-2 | £44,70 | 52 € | |
Le plafond journalier est le chiffre qui compte. À partir de trois trajets environ, la journée est plafonnée et les suivants ne coûtent plus rien. C'est ce qui rend les forfaits touristiques inutiles dans la plupart des cas. Le bus a son propre plafond, plus bas, et les correspondances sont gratuites dans l'heure qui suit la première validation.
Ce que coûtent vraiment vos transports
Voici la dépense réelle d'un séjour en zones 1-2, plafonds appliqués, pour quelqu'un qui prend le métro plusieurs fois par jour.
| Durée | Vous payez | Environ | Sans plafond hebdo | À savoir |
|---|---|---|---|---|
| 2 jours | £17,80 | 21 € | identique | Deux fois le plafond journalier |
| 3 jours | £26,70 | 31 € | identique | Le cas le plus fréquent |
| 4 jours | £35,60 | 41 € | identique | Toujours au plafond journalier |
| 5 jours | £44,50 | 52 € | identique | À 20 pence du plafond de la semaine |
| 6 jours | £44,70 | 52 € | £53,40−£8,70 | Le sixième jour est presque offert |
| 7 jours | £44,70 | 52 € | £62,30−£17,60 | La semaine entière au prix de cinq jours |
Calculs au plafond journalier de £8,90 et au plafond hebdomadaire de £44,70 en zones 1-2, relevés le 18 août 2026. Le plafond hebdomadaire court du lundi au dimanche, pas sur sept jours glissants : un séjour à cheval sur deux semaines n'en profite pas.
Un détail saute aux yeux : à cinq jours, vous êtes à vingt pence du plafond de la semaine. Autrement dit, si votre séjour tombe dans une même semaine calendaire, les sixième et septième jours sont pratiquement gratuits. Mais attention, le plafond hebdomadaire court du lundi au dimanche et non sur sept jours glissants : un séjour du jeudi au lundi n'en profite pas, puisqu'il chevauche deux semaines.
Idee recue
Un pass transport ou un London Pass revient moins cher qu'à l'unité.
En realite
Rarement. Trois jours en zones 1-2 coûtent 26,70 £ au plafond, soit moins que la plupart des forfaits touristiques équivalents. Le London Pass, lui, n'est pas un titre de transport mais un pass d'attractions : il ne devient rentable qu'en enchaînant trois visites payantes par jour, un rythme que presque personne ne tient. Faites le calcul avec votre programme réel avant d'acheter.
Comprendre les zones du métro londonien
Le réseau est découpé en neuf zones concentriques, et le prix dépend de celles que vous traversez. C'est la source d'angoisse classique avant un premier séjour, et elle est largement infondée : presque tout ce qu'un touriste visite est en zone 1, parfois en zone 2.
Westminster, la Tour de Londres, le British Museum, Camden, Notting Hill, South Bank, Shoreditch : zones 1 et 2. Les exceptions se comptent sur les doigts d'une main : Greenwich en zones 2-3, Wembley en zone 4, les aéroports bien plus loin, et Watford Junction hors zones pour les studios Harry Potter.
La conséquence pratique est le choix de l'hôtel. Dormir en zone 4 pour économiser trente livres la nuit vous coûte davantage en trajets et en temps, ce que nous chiffrons dans notre guide où dormir à Londres.
Le plan du métro de Londres
Le plan officiel de TfL reste la meilleure référence, et il est mis à jour à chaque évolution du réseau. Mieux vaut l'ouvrir depuis la source que d'utiliser une copie trouvée sur un blog, souvent périmée.
Plan officiel du réseau, en PDF
Le plan standard du Tube, publié par Transport for London. Téléchargez-le avant de partir : le réseau souterrain ne capte pas partout.
Le plan se lit par couleurs : onze lignes de métro, chacune avec la sienne, plus le DLR en turquoise vers les Docklands, l'Overground en orange et l'Elizabeth line en violet, qui traverse la ville d'est en ouest et dessert Heathrow. Les cercles blancs signalent les correspondances, et les traits gris délimitent les zones. Un point à retenir : les distances y sont fausses, le plan est un schéma topologique. Deux stations voisines sur le papier peuvent être à dix minutes de marche.

Horaires : premier et dernier métro
Le métro circule d'environ 5 h 30 à minuit et demi, avec des variations selon les lignes et les stations. Le vendredi et le samedi, le Night Tube fait rouler plusieurs lignes toute la nuit, dont la Victoria, la Central, la Jubilee, la Northern et la Piccadilly. Les autres nuits, ce sont les bus de nuit, préfixés d'un N, qui prennent le relais, et ils couvrent la ville bien mieux qu'on ne le croit. Attention aussi à l'heure : Londres a une heure de moins qu'en France, comme l'explique notre page sur l'heure et le décalage horaire. Le dernier métro part plus tôt qu'on ne l'imagine depuis le centre : vérifiez l'heure avant de commander une deuxième tournée.
Les erreurs qui coûtent cher
Quatre pièges à connaître avant le premier trajet
- Oublier de valider à la sortie. Sur le métro, on touche à l'entrée et à la sortie. Sans validation de sortie, le système facture le tarif maximal du trajet possible. Sur le bus, en revanche, on ne valide qu'à la montée.
- Passer à deux sur la même carte. C'est impossible et cela dérègle les plafonds. Chaque voyageur utilise son propre moyen de paiement, du début à la fin.
- Alterner sa carte et son téléphone. Ce sont deux moyens de paiement distincts pour TfL, même adossés au même compte : les plafonds ne se cumulent pas. Choisissez l'un des deux et gardez-le tout le séjour.
- Accepter la conversion en euros. Aux distributeurs et aux bornes, un écran propose parfois de payer dans votre devise. Refusez toujours : le taux appliqué est celui du commerçant, jamais le meilleur.
Bus, DLR, Overground et Elizabeth line
Le même paiement couvre tout : métro, bus, tramway, DLR, Overground, Elizabeth line et la plupart des trains de banlieue dans les zones. Vous n'avez rien à choisir, le système calcule.
Un conseil que peu de guides donnent : sur les courts trajets, prenez le bus. Il est moins cher, il a son propre plafond, et surtout vous voyez la ville au lieu d'un tunnel. L'étage supérieur à l'avant est le meilleur poste d'observation de Londres, et il est gratuit. Quant à la voiture, oubliez-la : entre la congestion charge et l'ULEZ, conduire dans Londres coûte cher et n'apporte rien. Le sujet est traité dans notre page conduire en Angleterre.
Valises, poussettes et escaliers
Personne ne prévient assez sur ce point : le métro londonien est ancien, et une majorité de stations n'a pas d'ascenseur. Beaucoup n'ont même pas d'escalator, seulement des volées de marches et de longs couloirs. Avec deux valises, un changement à Bank ou à Green Park devient une épreuve.
Deux réflexes suffisent. Le jour de l'arrivée et celui du départ, prenez plutôt un bus, qui est de plain-pied, ou repérez les stations dites step-free sur l'application officielle, qui les signale ligne par ligne. Les lignes récentes, Elizabeth line et Jubilee à l'est, sont bien mieux équipées que les anciennes. Avec une poussette, la règle est la même : le bus l' accepte dépliée, le métro rarement sans portage.
Quelles applications utiliser ?
Citymapper est la plus utile des trois : elle compare les itinéraires, annonce la voiture où monter pour être devant la bonne sortie, et gère les perturbations en temps réel. TfL Go, l'application officielle, est la plus fiable sur l'état du réseau et l'accessibilité des stations. Google Maps reste pratique quand on combine marche et transports. Les trois fonctionnent hors ligne pour le plan, ce qui compte dans un tunnel.
Le Tube en quelques chiffres
Le réseau a ouvert en 1863, ce qui en fait le plus ancien métro en service au monde. Il compte aujourd'hui onze lignes et environ 270 stations. Les Londoniens ne disent jamais metro mais the Tube, du nom des tunnels circulaires creusés en profondeur. Détail contre-intuitif : un peu plus de la moitié du réseau est en réalité à l'air libre, en dehors du centre.
Vous vous installez plutôt que vous ne visitez ? Les abonnements mensuels et les Travelcards annuelles relèvent d'une autre logique, détaillée dans notre guide vivre à Londres.