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Le guide francophone

Visa et fiscalité au Royaume-Uni : le guide à jour

Seuils de juillet 2025Régime FIGVérifié le 19 août 2026

Données vérifiées sur gov.uk le 19 août 2026

En bref

Pour un séjour touristique, aucun visa : une ETA suffit. Au-delà de six mois, ou pour travailler et étudier, il faut un visa. Le principal, le Skilled Worker, exige un employeur sponsor et 41 700 £ par an depuis juillet 2025. Et le coût réel double une fois la surtaxe santé ajoutée.

Information, pas conseil juridique

Ce silo décrit une réglementation publique et évolutive. Il ne constitue ni un conseil juridique ni un conseil fiscal. Les seuils cités sont relevés sur gov.uk et datés : seul gov.uk fait foi. Notre méthode de relevé et de mise à jour est décrite dans la page à propos.

Vous partez en vacances ?

Vous n'avez pas besoin de visa. Un ressortissant français entre au Royaume-Uni avec son passeport et une ETA, l'autorisation de voyage électronique à 20 £. Tout est expliqué sur notre page passeport et ETA. Le reste de cette page ne concerne que les séjours longs.

Quel visa pour quelle situation ?

gov.uk documente chaque visa séparément, mais ne dit jamais lequel correspond à une situation donnée. Voici la correspondance, par profil. Les règles relèvent du Royaume-Uni et valent donc aussi pour l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord, comme l'explique notre page Angleterre ou Royaume-Uni.

Quel visa pour quelle situation, au 19 août 2026
Votre situationLe titre concernéDuréeCondition principaleCoût indicatif
Tourisme, moins de 6 moisAucun visa. Une ETA suffit6 mois maximumPasseport valide, ni travail ni études longues20 £
Travailler pour un employeur britanniqueSkilled WorkerJusqu'à 5 ansSponsor agréé et 41 700 £/an819 à 1 618 £ + surtaxe santé
Suivre des études supérieuresStudentDurée du cursusAdmission dans un établissement agréé558 £ + surtaxe santé réduite
Rester après un diplôme britanniqueGraduate2 ans, 3 après un doctoratAucun sponsor requisVoir gov.uk
Rejoindre un conjoint britanniqueFamily visa2 ans et 9 mois, renouvelable29 000 £ de revenus du coupleVoir gov.uk
Être reconnu dans son domaineGlobal TalentJusqu'à 5 ansAval d'un organisme agréé, sans employeur766 £ + surtaxe santé
Créer une entreprise innovanteInnovator Founder3 ans, renouvelableProjet validé par un organisme agrééVoir gov.uk
S'installer définitivementIndefinite Leave to RemainIllimitée5 ans de résidence continue, examens à passer3 226 £
Vous n'êtes pas de nationalité françaiseCela dépend de votre nationalitéVariableRègles différentes, dépôt via le prestataire officielVoir gov.uk

Ce qui a changé depuis 2024

C'est le point sur lequel presque tout le contenu français en ligne est faux. Les règles ont bougé trois fois en deux ans, toujours dans le sens du durcissement pour l'immigration de travail.

  1. Avril 2024

    Le seuil salarial passe de 26 200 £ à 38 700 £

    Un bond de près de 50 % en une fois. Le seuil du visa de conjoint est porté à 29 000 £ le 11 avril, et n'a pas bougé depuis.

  2. 6 avril 2025

    Le régime non-dom est aboli

    La notion de domicile disparaît de la fiscalité britannique, remplacée par la seule résidence. Le régime FIG lui succède.

  3. 22 juillet 2025

    41 700 £ et niveau licence exigé

    Le seuil monte encore et la qualification requise passe au niveau licence. Une série de métiers intermédiaires sort de l'éligibilité. Les personnes déjà sponsorisées avant cette date conservent leurs droits.

Les seuils sont désormais indexés sur les données de salaires britanniques, ce qui rend une révision annuelle probable. Un seuil réduit à 33 400 £ subsiste pour les moins de 26 ans, les jeunes diplômés, les personnes en formation professionnelle et les titulaires d'un doctorat scientifique : c'est la voie la plus réaliste pour un profil junior, et celle que les contenus périmés ignorent le plus souvent.

Combien coûte un visa britannique ?

Les frais de dossier ne sont que la partie visible. S'y ajoute l'Immigration Health Surcharge, la surtaxe santé, réglée d'avance pour toute la durée du titre : 1 035 £ par an et par personne, 776 £ pour un étudiant ou un mineur. C'est elle qui fait basculer les budgets. Ce n'est pas une assurance mais une contribution au NHS : la distinction est expliquée sur notre page assurances.

Coût total d'un visa britannique, relevé sur gov.uk le 19 août 2026
CasDuréeFrais de dossierSurtaxe santéTotal réel
Visiteur, tourisme6 mois135 £Aucune135 £
Student3 ans558 £2 328 £2 886 £
Global Talent5 ans766 £5 175 £5 941 £
Skilled Worker5 ans1 618 £5 175 £6 793 £
Skilled Worker, famille de 45 ans6 472 £18 110 £24 582 £
Résidence permanente (ILR)Illimitée3 226 £Aucune3 226 £

La dernière ligne mérite qu'on s'y arrête : deux adultes et deux enfants sur un Skilled Worker de cinq ans représentent près de 24 600 £, à payer avant d'avoir touché le premier salaire. Chaque membre de la famille paie les frais complets et sa propre surtaxe. Il faut y ajouter la preuve de 1 270 £ d'épargne disponible pendant 28 jours. Pour convertir ces montants, voyez notre page livre sterling contre euro, et pour ce que la surtaxe finance réellement, notre page santé et NHS.

Quels sont les délais de traitement ?

Visiteur et Student

≈ 3 semaines

Depuis l'étranger

Skilled Worker

≈ 3 semaines

Après obtention du certificat de sponsor

Conjoint, depuis l'étranger

≈ 12 semaines

Le plus long des titres courants

Conjoint, depuis le Royaume-Uni

≈ 8 semaines

Si les conditions sont remplies

Ces ordres de grandeur valent pour une demande complète et sans complication. Des options de traitement accéléré existent contre supplément, mais elles ne sont pas ouvertes partout ni en permanence. Comptez large : entre la signature du contrat, l'émission du certificat de sponsor et la décision, un recrutement met facilement deux à trois mois à aboutir. Les délais officiels du jour se consultent sur gov.uk.

Idee recue

Il existe un visa vacances-travail pour les Français.

En realite

Non. Le Youth Mobility Scheme britannique est réservé à une liste de pays et de territoires dont la France ne fait pas partie. C'est l'une des différences les plus mal comprises entre le Royaume-Uni et des destinations comme le Canada ou l'Australie. Un jeune Français sans employeur sponsor n'a pas de voie simple, et c'est le conseil périmé le plus fréquent qu'on trouve encore sur les forums.

Travailler : le visa Skilled Worker

Il représente la majorité des installations françaises. Il suppose un employeur titulaire d'une licence de sponsor délivrée par le Home Office, un poste au niveau licence, et un salaire au moins égal à 41 700 £ ou à la grille du métier si elle est supérieure. Le titre court jusqu'à cinq ans et ouvre ensuite la résidence permanente. Notre page visa Skilled Worker détaille la procédure, et notre page travailler en Angleterre les secteurs qui sponsorisent réellement.

Étudier au Royaume-Uni

Le visa Student a remplacé l'ancien Tier 4, dont le nom circule encore à tort. Il exige une admission dans un établissement agréé et coûte 558 £, avec une surtaxe santé réduite. Le visa Graduate permet ensuite de rester deux ans, trois après un doctorat, sans sponsor : c'est la porte d'entrée la plus accessible vers le marché du travail britannique. Depuis 2021, en revanche, les Français paient les frais de scolarité internationaux. Voyez nos pages visa étudiant et Graduate et étudier en Angleterre.

Rejoindre un conjoint britannique

Le visa famille suppose des revenus combinés d'au moins 29 000 £ par an, seuil en vigueur depuis le 11 avril 2024 et inchangé depuis. Il est délivré pour deux ans et neuf mois, se renouvelle, et ouvre la résidence permanente au bout de cinq ans. C'est aussi le titre le plus long à obtenir, jusqu'à douze semaines depuis l'étranger. Le détail est sur notre page visa famille et conjoint.

Talent, entrepreneuriat, hauts potentiels

Ces voies ont un avantage décisif : elles se passent d'employeur sponsor. Le Global Talent s'adresse aux profils reconnus en recherche, en arts ou en technologie, sur aval d'un organisme agréé, pour 766 £. Le High Potential Individual vise les diplômés récents d'une liste restreinte d'universités mondiales. L'Innovator Founder suppose un projet d'entreprise validé. Étroites, mais réelles : notre page visas talent et entrepreneur précise à qui chacune s'adresse.

eVisa, BRP et résidence permanente

Le titre de séjour physique, la carte BRP, a cédé la place à l'eVisa, entièrement numérique. Il n'y a plus de carte à présenter : un compte UKVI en ligne, dont vous générez un code de partage pour un employeur ou un propriétaire. Après cinq ans de résidence continue, la résidence permanente, ou ILR, coûte 3 226 £ par personne et suppose de passer un test de connaissance du pays et un examen d'anglais. Notre page eVisa, BRP et ILR suit la bascule.

Les impôts au Royaume-Uni

Un résident supporte trois prélèvements distincts. L'income tax est retenue à la source par l'employeur, ce qui dispense la plupart des salariés de toute déclaration. Les National Insurance contributions financent retraite et prestations, et ouvrent des droits au prorata des années cotisées. La council tax, enfin, est due par l'occupant du logement, locataire compris. Le barème et les tranches sont sur notre page impôts au Royaume-Uni.

Fiscalité franco-britannique

La convention franco-britannique signée le 19 juin 2008 et entrée en vigueur le 18 décembre 2009 répartit le droit d'imposer entre les deux États et évite la double imposition. Le point à trancher en premier est celui de la résidence fiscale, qui ne se choisit pas et obéit à des critères précis de chaque côté.

Le changement majeur est ailleurs. Le régime non-dom, qui permettait à un résident non domicilié de n'être imposé que sur ses revenus rapatriés, a été aboli le 6 avril 2025. La notion de domicile a disparu du droit fiscal britannique, remplacée par la seule résidence. Le régime FIG, pour Foreign Income and Gains, lui succède : il exonère les revenus et gains étrangers pendant les quatre premières années de résidence, mais uniquement pour qui a été non-résident du Royaume-Uni pendant au moins dix années fiscales consécutives auparavant. Cette condition élimine la plupart des allers-retours. Le détail est sur notre page fiscalité France-UK.

Créer une société au Royaume-Uni

Immatriculer une limited company prend une journée et coûte quelques dizaines de livres, ce qui explique l'attrait du pays pour les indépendants. Attention toutefois : créer une société n'ouvre aucun droit au séjour. Vous pouvez détenir une société britannique depuis la France, mais y travailler suppose un titre. La société paie la corporation tax sur ses bénéfices et s'immatricule à la TVA au-delà d'un seuil de chiffre d'affaires. Notre page créer une société au Royaume-Uni détaille les obligations, et notre dossier s'installer en Angleterre la vie quotidienne une fois le titre obtenu.

Vous n'êtes pas de nationalité française ?

Cette page décrit les règles applicables aux ressortissants français. Pour toute autre nationalité, les conditions, les pièces à fournir et la nécessité même d'un visa diffèrent, y compris pour les personnes résidant en France. Nous ne donnons aucun conseil hors de ce périmètre : une erreur aurait des conséquences réelles. Vérifiez votre situation sur l'outil officiel gov.uk, et déposez votre demande auprès du prestataire officiel du Home Office, jamais par un intermédiaire payant qui se présenterait comme obligatoire.

Questions fréquentes

Seuils salariaux, frais de dossier, surtaxe santé et délais de traitement relevés sur gov.uk le 19 août 2026. Les montants indiqués concernent une demande déposée depuis la France et peuvent varier selon la durée demandée et le lieu de dépôt. Les règles d'immigration et de fiscalité britanniques changent fréquemment : cette page est révisée chaque trimestre. Elle est fournie à titre d'information et ne constitue ni un conseil juridique ni un conseil fiscal. Éditeur : [éditeur à renseigner].